• Abu Bakarr Mansaray 

    Abu Bakarr Mansaray, né en 1970, à Tongo, en Sierra Leone, s'installe à Freetown, la capitale et plus grande ville du pays en 1987. C'est dans un des pays les plus pauvres d'Afrique que Mansaray décide de devenir artiste avec une volonté inouïe d'apprendre et d'inverser la marche d'un pays qui sombre dans la guerre civile. Il réinvestit une technique très courante en Afrique Centrale, qui consiste à fabriquer en fils de fer des objets décoratifs ou des jouets. Mais il applique cette technique pour la réalisation de machines futuristes au fonctionnement extravagant. Il étudie seul dans les manuels de chimie, de physique, d'électronique, de mathématique et s'autoproclame "Professor", travaillant inlassablement à l'élaboration de systèmes et de machineries. Réfugié en 1998, à Harlingen, aux Pays-Bas, il réalise désormais exclusivement d'extraordinaires dessins à la mine de plomb et crayons de couleurs, faits de calculs, de schémas représentant de complexes mécanismes avec des commentaires esquissant d'incroyables machines futuristes.

    Lire la suite...


  •   

    Barrington Watson est un célèbre peintre jamaïcain. C'est également un éducateur, un écrivain et un philanthrope. Né en 1931 à Lucea, en Jamaïque, Barrington Watson a fait ses preuves à la Jamaïque, en tant que joueur de football, au Kingston College. Toutefois, il a finalement suivi ses aspirations artistiques en s'inscrivant au Royal College of Art de Londres. Il a beaucoup voyagé et est ensuite retourné en Jamaïque, au début des années 1960. En 1967, il a remporté un prix lors de la première Biennale espagnole, à Barcelone. Barrington Watson a exposé en Jamaïque et à l’international. Il vit actuellement en Jamaïque. Il est le père du sculpteur Basil Watson.

    Lire la suite...


  • Chaz GuestChaz Guest

    Chaz Guest est un artiste afro-américain autodidacte. Après une enfance à West Philadelphia, un quartier de la ville de Philadelphie, en Pennsylvanie, Chaz obtient une bourse universitaire en gymnastique et participe au programme olympique américain. Il met un terme à sa carrière sportive en 1985, et entre dans l'industrie de la mode. Parallèlement, il apprend, seul, à peindre.

    Aujourd’hui, la collection unique de Chaz est exposée dans des galeries et des institutions exclusives autour du monde. Au cours des 20 dernières années, son travail a su fidéliser des collectionneurs privés et publics, comme Denzel Washington, Tyler Perry, et les membres de la famille royale d'Arabie Saoudite.

    Il a peint le portrait du juge de la Cour suprême, Thurgood Marshall, qui pend dans le bureau privé du président Barack Obama. Il a également peint un portrait du président Obama, qui a été utilisé pour son inauguration.

    En 2010, Chaz a créé, en Gambie, sur l'île de Fort James Island, renommée Kunta Kinte Island, une statue en bronze de 30 pieds représentant le célèbre esclave gambien, Kunta Kinte.

    Chaz a aussi peint "I Am Troy Davis" pour Amnesty International.

    DIVERS : Chaz Guest a appris avoir des origines yorouba –autrement dit nigérianes- après avoir effectué un test génétique, afin de trouver l’origine de ses ancêtres.

    Lire la suite...


  •  

    Christopher Ofili, connu sous le nom Chris Ofili (né le 10 Octobre 1968) est un peintre anglais, lauréat du Prix Turner, qui est surtout connu pour ses œuvres qui intègrent de la bouse d'éléphant. Il était l'un des Young British Artists. Depuis 2005, Ofili vit et travaille à Trinidad, où il réside à Port of Spain.

    Centré sur l’art africain traditionnel, sur la culture populaire et le hip-hop, le peintre Chris Ofili explore l’expérience noire urbaine à travers des œuvres composées de couches superposées résultant de l’application de peinture, de paillettes, de collages et d’autres matériaux de la vie de tous les jours. Après avoir étudié à Londres à la Chelsea Art of School et au Royal College of Art, au début des années 1990, Ofili a bénéficié d’une bourse pour voyager et étudier au Zimbabwe. Cette expérience a profondément influencé ses techniques de peinture. Ses œuvres éclatantes sont exécutées grâce à une technique complexe et méticuleuse. Depuis le début des années 1990, Ofili incorpore de la bouse d’éléphant soit directement sur la toile, soit dans l’espace de la galerie. Si Ofili fait ainsi référence à son héritage africain, il déforme à dessein la signification rituelle de la bouse d’éléphant, afin d’élargir l’interprétation de son travail au-delà des modes habituels de réception.

    De nombreuses œuvres d’Ofili mêlent références aux films de la Blaxploitation des années 1970, personnages de bandes-dessinées, chanteurs de rap, et visent à remettre en question les stéréotypes sur les Noirs.

    Lire la suite...


  • Pour une femme, se lancer dans un domaine dominé par les hommes et exceller n'est pas chose facile, mais c'est exactement ce que Constance Swaniker a réussi à faire depuis qu'elle s'est aventuré dans l'industrie du forgé fer, de la sculpture et du design mobilier.

    Constance Elizabeth Swaniker est une artiste forgeronne, sculptrice et designer ghanéenne.

    Alors qu’elle était étudiante au College of Art de l’Université Kwame Nkrumah de Science et de Technologie, Constance a travaillé comme apprentie charpentière durant cinq ans dans une entreprise de menuiserie, mais spécialisée dans le travail du métal et de la sculpture. En 1999, elle est sortie diplômée d'un baccalauréat ès sciences en sculpture avec mention. La même année, elle a fondé « Accents & Art » avec deux employés ; elle emploie aujourd'hui 50 artisans. Elle a placé la barre haut dans l'industrie du fer forgé au Ghana et reste une leader exceptionnelle dans son domaine.

    Constance peut se targuer d’avoir une expérience multiculturelle et multi-fonctionnelle, après avoir passé dix-huit ans à l'extérieur son Ghana natal, en Gambie, au Botswana et au Zimbabwe. Cette diversité a été le facteur dominant dans la façon dont elle aborde les «arts» et les affaires.

    Lire la suite...


  • Dawn Okoro

    Dawn Okoro est une peintre américaine, née à Houston, en 1980. Son travail s’inspire des techniques de composition utilisées dans la photographie de mode. Elle utilise l'huile, l'acrylique et le crayon, et intègre la photographie, le collage, et les éléments de la culture populaire. Ses œuvres incarnent l’espace, le mouvement, les motifs, le design, la texture et la couleur, ainsi que les expériences vécues et l'autoréflexivité. L’autoréflexivité est un processus par lequel elle examine de façon critique les expériences (extérieures et intérieures) qui façonnent sa vie quotidienne et celles qui l'entourent.

    Dawn Okoro est diplômée de l'Université du Texas, à Austin et est titulaire d’un doctorat en droit, de la Texas Southern University. Son travail a été exposé à la RFA Gallery, à Harlem, au Musée de la Texas Southern University, à l’Université Rice, et à la Biennale du Texas.

    Lire la suite...


  •  

    Elizabeth Catlett Mora est une sculptrice américano-mexicaine, née le 15 Avril 1915, à Washington DC, de parents enseignants, John et Mary Carson Catlett. Catlett combine les éléments de base des traditions africaines avec celles de l'ouest du Mexique et des Afro-américains. Elizabeth Catlett est décédée à Cuernavaca, au Mexique, le 2 avril 20121.

    Catlett décide de devenir artiste au lycée Dunbar High School. Elle remporte un concours pour une bourse d'études à l'Institut de Technologie de Carnegie, à Pittsburgh, mais a été rejetée en raison de sa race.

     Elle part vivre et travailler à Harlem, à New York ; et est brièvement mariée à Charles White.

    En 1947, elle épouse l'artiste mexicain Francisco Mora. Elle élit domicile au Mexique, avant de devenir plus tard une citoyenne mexicaine. Ils ont trois fils, dont le réalisateur Juan Mora. Sa petite-fille, Naima Mora, a été la gagnante de la quatrième saison de l'émission télévisée Top Model USA. La sculpture de Catlett, « Naima », est celle de Naima, enfant.

    Catlett a étudié à l'Université Howard avec des sommités comme le Dr Alain Leroy Locke, le professeur James A. Porter, James Lesense Wells, et Lois Mailou Jones. En 1940, elle est devenue la première étudiante à recevoir un Masters des Beaux-Arts en sculpture, à l’École d'Art et d'Histoire de l'Art de l'Université de l'Iowa. Là-bas, elle a été influencée par le peintre paysagiste américain Grant Wood, qui exhortait les étudiants à travailler avec les sujets qu'ils connaissaient le mieux. Pour Catlett, c’était les Noirs, et en particulier les femmes noires, et c'est à ce moment que son travail a commencé à se concentrer sur les Afro-Américains. Sa pièce « Mother and Child », réalisée en calcaire, pour sa thèse en 1939, a remporté le premier prix de sculpture à l'American Negro Exposition, à Chicago en 1940.

    Catlett a décrit son travail comme étant des représentations de femmes, de femmes noires et d’elle-même : «Je suis une femme noire. J'utilise mon corps en travaillant. Quand je prends un bain ou que je m’habille, je vois et je sens à quoi mon corps ressemble et comment il bouge. Je ne fais jamais de sculpture à partir de modèles nus ... Je regarde surtout les femmes ".

    Elle a étudié la céramique à l'Art Institute de Chicago en 1941, et la lithographie à l'Art Students League de New York de 1942 à 1943, notamment avec le sculpteur Ossip Zadkine à New York en 1944.

    Elizabeth Catlett a fait des sculptures en bois, principalement de nu féminin, à partir du milieu des années 1950, au Mexique. Selon Melanie Herzog, quand elle est revenue à la sculpture, après 8 années de maternité, elle a commencé à travailler le bois pour la première fois ; étudiant avec Jose L. Ruiz à l'école Esmeralda, de 1955 à 1959.

    Son talent artistique a valu à Catlett une reconnaissance significative en tant qu'artiste dans deux cultures très différentes. Les gravures de Catletts ont été exposées partout dans le monde. Elle a reçu des subventions et des bourses qui lui ont permis d'étudier en Angleterre, en Allemagne de l'Est, en Chine et en Union soviétique. Le travail d'Elizabeth Catlett se trouve dans de nombreux musées, dont l'Institut national des Beaux-Arts de Mexico, le Metropolitan Museum of Art et le Museum of Modern Art de New York, et le Musée d'Art Américain à Washington, DC.

    Après sa retraite, en 1975, Catlett a continué d'être active dans la communauté artistique de Cuernavaca, au Mexique.

     

    Source : http://www.rogallery.com/Catlett_Elizabeth/catlett_bio.htm

    Lire la suite...


  • Goncalo Mabunda

    Gonçalo Mabunda est un artiste mozambicain. Né en 1975 et basé à Maputo, au Mozambique, son enfance a été rythmée par la violence et l'absurdité de la longue et terrible guerre civile qui eut lieu entre 1977 et 1992. Gonçalo Mabunda travaille au studio Núcleo de Arte. En 1998, il participe au projet  Transformation des armes en objets d'art. Il s'agit des armes récupérées à la fin de la guerre civile en 1992. Il donne aux AK 47, lance-roquettes, pistolets et autres objets de destruction, des formes anthropomorphiques. Il s'est principalement fait connaître grâce à ses trônes, réalisés à partir d'armes de guerre. Les trônes, attributs du pouvoir, des symboles tribaux et claniques typiques de l'Afrique, sont sans doute, pour lui, une façon ironique de s'asseoir sur l'absurdité de la guerre civile du Mozambique qui a isolé son pays pendant longtemps. Parmi ses œuvres, le "Trône de tribu Africaine" est l'une des plus connues: elle s'inspire des traditions africaines ancestrales et matérialise une critique des différents gouvernements d'Afrique qui manipulent les conflits armés pour renforcer leurs propres pouvoirs.

    Lire la suite...


  • Ifeyinwa Umeike 

    Ifeyinwa Umeike est une peintre nigériane. Née le 21 Avril 1972, la quatrième d'une famille de sept enfants, elle est originaire de la tribu Igbo du Nigeria oriental, dont les habitants sont réputés pour leur commerce, leur bravoure et leur talent artistique. Elle est diplômée en économie de l'Université d'Ibadan. Pour elle, l'art constitue la plus grande partie de sa vie, même si elle n'a pas reçu de formation formelle dans ce domaine.

    Elle peint à la gouache et a adopté l'utilisation de tissus nigérians locaux, qui ajoutent une touche de couleur vive à l'effet pastel délicat des peintures. La technique de découpes à la façon du pochoir doit être observée avec soin afin d'apprécier le travail délicat de chaque tableau.

    Outre le fait d’exposer et de vendre ses œuvres d’art dans plusieurs galeries au Nigéria, elle a conçu la couverture d’un livre pour le Club des Femmes Américaines (American Women’s Club) au Nigéria, intitulé « Lagos Easy Access ». Elle réside actuellement au Canada, et son travail peut être vu à la Galeria Quetzal, à Cleveland, dans l’Ohio ; et à la Nicole Gallery, à McCormickville, à Chicago, aux Etats-Unis.

    Lire la suite...


  • Jean-Michel Basquiat

    en 1960, à Brooklyn dans l’Etat de New York, d'une mère portoricaine et d'un père haïtien, Jean-Michel Basquiat appartient à la génération des graffiteurs qui a brusquement émergé à New York à la fin des années 70. En 1977, il commence à signer ses graffitis du nom de SAMO (pour « Same Old Shit ») accompagné d’une couronne et du sigle du copyright. Au cours de sa fulgurante carrière, sa peinture passe de la rue au tableau.

    Son univers mélange les mythologies sacrées du vaudou et de la Bible en même temps que la bande dessinée, la publicité et les médias, les héros afro-américains de la musique et de la boxe, et l’affirmation de sa négritude. Il définit ainsi une contre-culture urbaine, underground, violente et anarchique, pétrie de liberté et de vitalité. En 1982, Basquiat est invité à participer à la Documenta 7 de Kassel en Allemagne. L’année suivante, il est le plus jeune et premier artiste noir à exposer à la Biennale du Whitney Museum of American Art à New York.

    À partir de 1984, il réalise en commun des peintures avec Andy Warhol jusqu’à la mort de ce dernier en 1987.

    Après sa mort prématurée en 1988, il laisse une œuvre considérable habitée par la mort, le racisme et sa propre destinée. Sa vie brûlante et explosive, mêlant le star-système et la révolte, a inspiré en 1996 le film « Basquiat » du peintre et cinéaste Julian Schnabel.

    Jean-Michel Basquiat

    Lire la suite...


  • Kehinde Wiley

    Peintre virtuose, en 1977 à Los Angeles d'un père nigérian et d'une mère afro-américaine, Kehinde Wiley découvre la peinture quand sa mère, inquiète de le voir traîner dans le ghetto de South Central, l'inscrit à des cours de dessins. Diplômé en art à l'Université de Yale, il connaît sur le bout du pinceau les toiles des grands maîtres. Fidèle à la culture hip hop, Kehinde Wiley remixe les portraits réalisés par David, Titien ou Van Dyck. Ses modèles ne quittent pas leur jean baggy ou leur veste de jogging mais adoptent les poses de leurs prestigieux aïeux.

    Travail sur l'identité raciale et sexuelle, la peinture de Kehinde Wiley crée des collisions surprenantes entre histoire de l'art et culture de la rue. L'artiste héroïse, et érotise, les «invisibles» traditionnellement exclus des représentations du pouvoir. Ambiguë, son œuvre oscille entre critique politique et aveu de fascination face au luxe et à la grandiloquence des symboles de la domination masculine occidentale.

    Le "street portraitiste" américain donne aux b-boys des allures de majestés comme au bon vieux seizième siècle. Kehinde a croqué un paquet de grosses têtes : Michael Jackson, Notorious Big ou Samuel Eto'o. Grâce à la magic touch de Kehinde Wiley, le King of pop peut se prendre pour le roi Philippe II et le rappeur Notorious Big, pour Louis XIV. Si Wiley s'est fait connaître avec ces tableaux, il applique aussi son lifting empire à de parfaits inconnus.

    Depuis 2006, dans le cadre de son projet The World Stage, Kehinde Wiley sillonne le monde, des favelas de Rio aux faubourgs de New Dehli, pour organiser des castings sauvages. De ses rencontres impromptues avec ces jeunes noirs ou métisses naissent des portraits saturés d'ornementations et de références à la grande peinture classique. À l'occasion de son exposition parisienne à la Galerie Daniel Templon, le globe-trotter est parti sur les traces de l’histoire coloniale française en Afrique, explorant le Maroc, la Tunisie, le Gabon ou le Cameroun. À chaque fois, sa méthode reste inchangée : castings sauvages pour recruter les modèles, puis séance de pose suivant un tableau classique qu'il a en tête, le tout fixé en photo. Une fois trouvés les tissus qui serviront de toile de fond, Kehinde peut se mettre à peindre.

    Lire la suite...


  • Kevin Okafor 

    Jeune artiste britannique d’origine nigériane, Kelvin Okafor rencontre un grand succès avec ses dessins semblables à des photographies. Il reproduit notamment les portraits de grandes personnalités. Ces œuvres sont des dessins, tous réalisés au crayon et au fusain, à partir de photographies. Kevin Okafor a été exposé au Musée des Sciences de Londres, dans le cadre de l’évènement « Watercolour/Paper Fair » qui s’y est tenu du 30 janvier au 3 février 2013. Il avait été sélectionné par la Middlesex University où il a suivi une formation artistique de trois ans intitulée « BA Fine Art », qu’il a terminée en 2009.

    Le jeune prodige raconte avoir eu un véritable coup de foudre pour le « photoréalisme » et réalisé sa première œuvre lorsqu’il avait 15 ans, à Tottenham (nord de Londres), dans la maison familiale. Venus du Nigéria s’installer en Grande-Bretagne - où il est né -, ses parents ont été ses premiers « fans » et de précieux soutiens pour leur fils.

    Si Kelvin Okafor préfère travailler à partir de photographies plutôt qu’avec de vrais modèles, c’est pour pouvoir passer un maximum de temps sur chacun de ses dessins. « Cela me prend entre 80 et 100 heures de travail pour un seul portrait, affirme-t-il. Avant de commencer à dessiner, je passe plusieurs heures  – parfois plusieurs jours – à analyser le visage sous tous les angles. Puis, je dessine les yeux, ensuite tous les contours, avant de travailler sur les détails ». Au début, l’artiste reproduisait le visage de ses amis ou de son entourage. Puis rapidement, il a croqué des célébrités. « Je cherche à saisir quelque chose dans la personnalité de chaque modèle », explique Kelvin qui réalise aussi des paysages ou des natures mortes.

    Avant de participer à la « Watercolour/Paper Fair », Kelvin Okafor avait été exposé à la Cork Street Gallery, à Londres. Du 6 au 17 mars 2013, il répètera l’expérience mais cette fois à la Mall Galleries. S’il rencontre un beau succès en Grande-Bretagne – il a vendu trois de ses œuvres ce week-end-là, dont celle intitulée « Adam » à 8 500 livres (9 200 euros) -, le jeune artiste rêve désormais de présenter ses œuvres à l’étranger. « Aux États-Unis bien sûr, mais aussi en Afrique, au Nigeria », dit-il.

    Lire la suite...


  •  

    Meleko Mokgosi (Né à Francistown, au Botswana) est un artiste travaillant dans un cadre interdisciplinaire pour créer des installations basées sur des projets de grande envergure. En travaillant avec la peinture figurative (histoire), les tropes cinématographiques, la psychanalyse et la théorie post-coloniale, sa pratique interroge la spécificité du régionalisme dans le but de répondre aux questions de la nation, des sentiments coloniaux et anti-coloniaux, et la perception des événements historisés. Il s'intéresse tout particulièrement à la façon dont la théorie psychanalytique lacanienne et la sémiotique peuvent être utilisés pour comprendre l'identification nationale et les événements tels que les attaques xénophobes de 2008, en Afrique du Sud. Ayant étudié principalement au Botswana, Mokgosi est arrivé aux États-Unis en 2003, pour suivre des études supérieures dans les arts. Suite à sa bourse d'études au Williams College, dans le Massachusetts et la Slade School of Fine Arts, il a participé au programme Whitney Independent Study, en 2007. Par la suite, il a étudié sous la supervision de Mary Kelly dans le programme de pratique interdisciplinaire en atelier (Interdisciplinary Studio Practice) à l’UCLA. Il vit et travaille entre les Etats-Unis (Los Angeles) et au Botswana.

    Meleko Mokgosi est le premier récipiendaire du Prix Mohn du Hammer Museum, décerné pour son œuvre exceptionnelle lors de la biennale « Made in LA » du musée. Choisi à travers une combinaison inhabituelle de sélection du jury et de vote populaire, Mokgosi recevra un livre sur son travail et 100 000 dollars sur une période de deux ans - l'un des plus importants prix pour des artistes visuel.

    Lire la suite...


  • Moshekwa (Mokwena) Langa, est un plasticien contemporain sud-africain, né en 1975 à Bakenberg, dans la province du Nord de l'Afrique du Sud. Il vit et travaille à Amsterdam, aux Pays-Bas et à Johannesburg, en Afrique du Sud.

    Moshekwa Langa est un éminent représentant de la jeune génération sud-africaine d'artistes dont l'esthétisme est influencé par les nouveaux médias comme internet et la télévision. Ses collages, installations en salle et ses films vidéo explorent des questions telles que la domination territoriale, l'exploitation, l'identité et les appartenances sociales.

    Moshekwa Langa détourne et travestit sans cesse des signes historiques, économiques ou politiques a priori banals (cartes géographiques raturées, puzzles colorés, photos de famille, feuilles de brouillon recouvertes de symboles mathématiques) pour redessiner les contours d’un monde empli d’une mythologie très personnelle - et pourtant parfaitement universelle.

    Une imagination foisonnante régit l'œuvre de Moshekwa Langa où tout est prétexte à reconstituer les racines et les contours d'un pays dont on a longtemps déplacé la population. Ses premières créations concernent l'histoire sud-africaine. Dans le milieu des années 90, il utilise des cartes de bantoustans pour traiter du thème de la redistribution démographique en Afrique du Sud. Multitude de cartes collées, annotées, griffonnées, rehaussées de blanc correcteur et de vernis à ongle apparaissent comme de grande grille qui peuvent laisser penser à autant de ghettos, du temps de l'apartheid. Sur d'autres peintures, il répand aléatoirement des amas de fils sur des papiers colorés et peints devenant autant de magnifiques peintures abstraites qui ne manquent pas d'évoquer un enchevêtrement de réseaux de communication, d'une circulation anarchique des idées et des individus.

    Ses débuts

    En avril 1994, les premières élections démocratiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ont eu lieu en Afrique du Sud. A l'époque Moshekwa Langa avait dix-neuf ans, récent diplômé de l'école Waldorf à Pretoria et commence sa production artistique. Moshekwa Langa obtient sa première exposition solo en 1995 à la Rembrandt van Rijn Art Gallery, à Johannesburg.

    En 1996, il prend part à l'exposition Couleurs - Art d'Afrique du Sud à la Maison des Cultures du Monde, à Berlin ; et en 1997, Langa est été invité aux Biennales de Johannesburg, La Havane et Istanbul.

    Lire la suite...


  • Regina Agu est un artiste plasticienne autodidacte américaine, vivant et travaillant à Houston, au Texas (Etats-Unis). Née à Houston, Regina Agu a voyagé à l'étranger, en grandissant, à travers l'Afrique et l'Europe. Elle est diplômée de l'Université de Cornell.

    Son travail explore les histoires cachées et oubliées. Par le dessin, le collage, des installations, la photographie, le spectacle, elle utilise son travail pour plonger dans les organes de la mémoire partagée et explorer nos expériences collectives. Elle excave des idées et des rituels que nous héritons de la famille, de nos origines et de nos instincts les plus primaires. Elle considère son corps physique comme un réservoir d'expériences et de mythes partagés.

    Son travail a été présenté dans des expositions de groupe, au New Museum (New-York), au Textile Arts Center (New-York), au TSU Museum (Texas), au Mountain View College (Texas), au Labotanica (Texas), et au Project Row Houses (Texas), entre autres lieux. En 2011, elle a été artiste en résidence à l’Atlantic Center for the Arts (Floride), et a participé aux Ateliers de perfectionnement, à Diverseworks (DW(2) Development Workshops). Elle est une impétrante de la Houston Arts Alliance, en 2012.

    Lire la suite...


  •  

    Selma Burke (née en 1900, à Mooresville, en Caroline du Nord) était une sculptrice afro-américaine.

    Enfant, elle aimait tailler et modeler l’argile, mais sa mère insista pour qu'elle reçoive une éducation pour avoir une «carrière». Elle étudia à la Slater Industrial and State Normal School (aujourd’hui la Winston-Salem State University) ; puis à la St. Agnes School of Nursing, à Raleigh et au Women's Medical College, à Philadelphie.

    En 1924, elle s'installe à New York où elle travaille comme infirmière. Mais l'art est sa vocation, et elle continue à travailler en tant qu'artiste. Ses réalisations sont si belles qu'en 1935, elle obtient une bourse de la Fondation Rosenwald ; et en 1936, une bourse de la Fondation Boehler. Ces deux prix lui permettent de voyager en Europe, où elle étudie la céramique avec Povoleny, à Vienne ; et la sculpture, avec Maillol, à Paris. Parmi ses influences sont le peintre Henri Matisse, et l'architecte Frank Lloyd Wright. Vers 1940, elle déménage à Pittsburgh, en Pennsylvanie.

    Elle retourne à New York et en 1941, elle complète un master en Beaux-Arts à l'Université Columbia. À l'âge de 70 ans, elle complète un doctorat en Arts et Lettres, au Livingstone College, à Salisbury, en Caroline du Nord.

    Dr. Burke était aussi une enseignante dévouée. En 1943, elle remporte le concours parrainé par la Commission des Beaux-Arts pour le District de Columbia. En 1944, le président Roosevelt pose pour l'artiste et sa plaque de bronze achevée est dévoilée par le président Harry S. Truman en 1945. Il peut être vue à Washington, DC ; l'image a également été utilisée sur la pièce de dix cents américaine. Depuis la pièce porte les initiales du graveur, John Sinnock, Selma Burke n'a jamais reçu le crédit approprié pour le portrait.

    Lire la suite...


  •  

    Sonya Clark (né en 1967, à Washington/DC) est une artiste américaine d’origine afro-caribéenne. Née d’un père psychiatre, originaire de Trinité-et-Tobago, et d’une mère infirmière, originaire de la Jamaïque, Sonya Clark a hérité l’amour de l'artisanat et du fait-main de sa grand-mère maternelle, qui était une couturière professionnelle.

    Clark est connue pour utiliser une variété de matériaux, y compris les cheveux humains et les peignes, pour aborder des thèmes comme : la « race », la culture, les classes et l'Histoire. Lowery Stokes Sims, le conservateur du Musée des Arts et du Design à New York, a écrit à son propos : «Depuis 2000, Sonya Clark a créé un nouvel art surprenant mettant en scène des cheveux et des peignes. Ce travail est le prolongement logique de ses coiffes en perles, très acclamées, et de ses perruques tressées, de la fin des années 1990, qui évoquaient les vêtements africains. "

    Lire la suite...


  • Stephen WiltshireStephen Wiltshire

    Stephen Wiltshire est un dessinateur britannique, autiste. Il communique difficilement mais il est doté d’une mémoire phénoménale –et d’un sacré coup de crayon. De ses vingt minutes de vol au-dessus de New York, il n’a oublié aucun détail. Cette virée en hélicoptère lui a suffi pour réaliser un dessin de 6 mètres de long au Brooklyn Art Institute. Amoureux des villes, l’artiste londonien a déjà couché sur le papier Rome, Hong Kong, Francfort, Madrid, Dubaï, Jérusalem, Londres et Tokyo. C’est dans la capitale japonaise qu’il a dessiné de mémoire son plus long panoramique : une œuvre géante de 16 mètres de long, souvenir d’un bref survol en hélico.

    Lire la suite...


  •  

    Victor Ekpuk est un artiste nigérian, basé à Amsterdam. Il déclare que son objectif est de "taquiner" le spectateur. Moins didactique qu’expressionniste, l’écriture dans son œuvre est destinée à être ressentie, dit-il, pas lue.

    Victor Ekpuk est né et a grandi au Nigéria. Il a étudié à l’université Obafeme Awowolo à Ile Ife -le berceau de la civilisation nigériane- où il a été un membre actif du groupe Ona, de la Zaria Art Society, un groupe d'artistes ayant eu un impact sur l’art nigérian plus grand que n’importe quel autre mouvement auparavant. Son dernier nom, Ekpuk, signifie « famille » en ibibio. Les Ibibio étaient une tribu d’Igbo qui ont été anéantis à la suite de la guerre civile nigériane génocidaire, un excellent exemple de l'énorme souffrance qui a affligé le peuple nigérian depuis qu'il a obtenu son indépendance de la Grande-Bretagne, et qui a eu une influence profonde sur l'art de Victor Ekpuk.

    Fela Kuti, le militant et révolutionnaire, a aussi grandement influencé le travail de Victor Ekpuk, pour avoir osé résister aux diverses dictatures qui se sont imposées au fil des ans.

    Dans son huile sur toile, Prisoner of Conscience, Victor rend hommage à Kuti, le grand héros du peuple nigérian, et à tous ceux qui ont osé résister à leurs oppresseurs au fil des ans. Ce qui interpelle d’emblée également dans son œuvre est l’usage intensif de la ligne et du symbole, dont la principale composante est la langue des Nsibidi, un groupe secret de mystiques ayant gouverné la société Igbo avant que la Grande-Bretagne n’empiète sur leur territoire. Victor Ekpuk est aussi connu pour son utilisation des symboles Uli, des motifs décoratifs corporels utilisés par les femmes pour accentuer leur corps qui sont riches en symbolisme. Bien que toutes ses œuvres ne contiennent pas ces motifs ou d’autres similaires, ceux-ci sont la principale composante de la majorité de son travail, qui s'étend sur de nombreuses formes d’objets  et de matériaux utilisés dans sa construction.

    Dans son œuvre intitulée « Heaven's Gate », il a exploré davantage son utilisation du symbole et de la ligne dans une série d’œuvres religieuses, dans laquelle il a tenté de créer un objet sacré. Grattant de l’acrylique versé sur une tablette de prière islamique, il tente de dépeindre les formes religieuses importantes avec la puissance de la simple ligne et du symbolisme.

    Bien que les symboles n’y soient pas aussi répandus, les séries « Mbobo » ou « Maiden » visent à souligner le rôle de la femme dans la culture nigériane, tant sur l'échiquier politique que dans la vie de tous les jours. La raison pour laquelle Victor se concentre tellement sur ​​ce thème est qu'il partageait une relation profonde avec sa mère, qui l'a initié à l'art et à la culture du Nigéria. Il estime que les influences que les femmes ont sur la vie de chacun ne doivent pas être négligées.

    Plus récemment, Victor Ekpuk est passé dans le domaine du numérique, en utilisant des programmes graphiques tels que Photoshop et Illustrator, afin de créer de nouvelles œuvres dans son style unique. Il possède également une galerie et un site internet personnel, où ses œuvres peuvent être vues. Actuellement Victor vit aux Pays-Bas, où il continue son travail à ce jour.

    Lire la suite...


  • Wangechi Mutu 

    Wangechi Mutu est une artiste kenyane, née à Nairobi, en 1972, et vivant à New York. Ses collages-dessins, exposés régulièrement depuis la fin des années 1990, mettent en scène des figures féminines, noires, trafiquées et en proie à d’étranges mutations corporelles.

    Dans ses dessins et collages, mais aussi dans ses sculptures, installations et vidéos, elle évoque le jeu des relations entre les organismes vivants, les humains et la puissance de la nature. Le spectre élargi de ses matériaux premiers — revues de mode et d’actualité politique, de géographie et d’ethnographie, de motocyclisme et de pornographie — lui permet d’attaquer de front les stéréotypes de la représentation médiatique, principalement féminine, en exposant la faiblesse de leurs fondements. Préoccupée par les questions d’identité et la diaspora africaine, Mutu crée de nouveaux modèles, hors norme, qui vont déconstruire les images usées incitant à la consommation hâtive et engendrant une compréhension superficielle et schématique du monde : le monde en général — occidental — dont les codes et les standards sont apparemment connus et reconnus, et le monde généralement méconnu de l’autre et de l’étranger.

    Lire la suite...


  •  

    Willard Wigan est un nanosculpteur britannique, dont les œuvres ne peuvent se voir qu'au microscope.

    Sa scolarité a été marquée par sa dyslexie, qui l'empêchait de suivre correctement. Traité de cancre, il se réfugie dans son propre univers à l’âge de 5 ans et se met à construire des maisons pour les fourmis. Il leur confectionne des chaussures et des chapeaux. L’enfant n’a plus qu’une obsession, rapporte The Daily Telegraph : créer des choses de plus en plus minuscules. « Les gens me faisaient me sentir tout petit : je voulais leur montrer la grandeur de la petitesse. »

    Adulte, Wigan travaillera en usine pendant 20 ans, jusqu’en 1999, année où il devient célèbre du jour au lendemain. Pour le mariage du Prince Edward et de Sophie Rhys-Jones, il sculpte au bout d’une allumette l’œuvre intitulée Edward and Sophie : The Perfect Match (jeu de mots entre un « couple parfait » et une « allumette parfaite »). Cette prouesse fera sa réputation. Depuis, il a réalisé environ 160 sculptures de ce type.

    Lire la suite...


  •  

    Yinka Shonibare est un artiste anglo-nigérian, né à Londres. Sa famille a déménagé à Lagos, au Nigeria, quand il a trois ans. A 16 ans, il est retourné en Angleterre pour passer son Bac (cf. les A-levels). A 18 ans, Shonibare il a contracté la myélite transverse, un syndrome neurologique causé par l'inflammation de la moëlle épinière, ce qui a entraîné un handicap physique à long terme, où un côté de son corps est paralysé.

    Sa réflexion se heurte à la question de l'identité lorsque, étudiant, on lui suggère d'exprimer davantage ses racines dans son travail. Il s'amuse alors à juxtaposer des images d'objets du British Museum avec des appareils électroménagers et défie le spectateur de le situer dans l'un ou l'autre de ces registres. Après des études à la Byam Shaw School of Art (1984-1989) et au Goldsmiths College (1989-1991), il se sert au début des années 90 du tissu africain pour remplacer la toile (Double Dutch). Sa démarche prend toute sa signification lorsqu'il introduit le tissu "wax" dans l'univers victorien et en habille la bourgeoisie qu'il représente par des mannequins sans tête. Dans Victorian Philanthropists Parlour (1996-1997), il parodie le goût typiquement anglais, qui consiste à reproduire à l'identique des intérieurs d'époque, en couvrant murs et mobilier de tissus à la gloire des footballeurs africains. Ayant reçu récemment une haute distinction britannique, "Member of the British Empire", il a décidé dorénavant d'adjoindre systématiquement le sigle MBE à son nom. Une façon de souligner les paradoxes de l'Histoire.

    Nominé pour le Turner Prize en 2004, l'artiste mêle constamment les thèmes de l'esthétique, de l'histoire et de l'appartenance.

    Lire la suite...





    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique