• (Chanson jointe : "Catch Me If You Can")

    A la fin de l’année 2010, l'un des talents les plus jeunes et l’un des plus prometteurs du Botswana, connu sous le nom d’ATI, fait irruption sur la scène musicale locale.

    ATI, de son vrai nom Atasaone Bryne Molemogi, est un rappeur botswanais, né en 1990, à Serowe, dans le quartier de Radihemelo. Sa mère est très jeune quand il naît, et ATI grandit donc jusqu’à ses 10 ans avec sa grand-mère. Il déménage à Molepolole, puis Lobatse, où il rejoint sa mère, avant de finir à Gaborone. C’est dans la capitale qu’il tombe amoureux de la musique.

    L'arrivée de la Botswana Television (BTV) lui ouvre les yeux sur son talent endormi.

    « Quand BTV a commencé à diffuser, j'ai appris à connaître des artistes tels que Vee et Excutedge, qui m'ont beaucoup inspiré et, sans le savoir, m'ont incité à m'aventurer dans l'industrie de la musique », raconte Molemogi dans une interview.

    En 2005, il s’inscrit au concours « African Dream », qu’il ne remporte pas. Aimant les défis, il persévère, et s’inscrit au concours « My  Star Talent ». Ce n’est pas un long fleuve tranquille pour l'artiste qui affirme avoir frappé à de nombreuses portes, qui lui sont malheureusement claquées au nez. Il espère obtenir un studio local pour l'aider à enregistrer un album, mais peu de gens sont prêts à investir dans quelqu'un qu'ils connaissent à peine, et donc il n’y parvient pas. Finalement, c’est grâce à l’allocation pour l’éducation, donnée par le gouvernement botswanais à la jeunesse, qu’AT I parvient à financer la « Batho Mixtape ». Cette mixtape le fait connaître des Botswanais et lui vaut de nombreux fans, en particulier des étudiants. ATI en fait notamment la publicité sur les réseaux sociaux, et écoule 800 000 copies. Il réussit également à enregistrer une mixtape suivante, nommée « Incredible Is The Mixtape ».

    On peut dire sans risque que ce qui place notamment ATI un cran au-dessus du reste, ce sont ses performances scéniques et sa présence. Selon l'artiste, il donne un thème à chaque spectacle afin que ses danseurs, ses choristes et lui puissent s'habiller en fonction de celui-ci. Il est l'un des rares artistes masculins audacieux qui n'ont pas peur de se maquiller quand le thème du spectacle l’exige.

    ATI décrit son genre musical comme « faire de la musique », car il «infuse plusieurs genres tels que le Motswako /le  hip-hop et le R&B.» Il a en outre déclaré qu'il ne souhaitait pas se limiter à un seul genre, car cela nuirait à sa croissance en tant qu'artiste.

    Étonnamment, l'artiste a révélé que contrairement à la plupart de ses contemporains, il se détend à la maison en écoutant de la musique «mature», comme Aretha Franklin et Dolly Parton. En dehors de ces légendes, parmi ses influences, on peut citer : l'artiste américain Prince, Vee (Odirile Sento), Scar (Thato Matlhabaphiri) et Juju Boy (Kgotla  Ntsima).

    Selon A.T.I., l'un des faits marquants de sa carrière fut l'opportunité de jouer aux côtés de la rappeuse américaine Eve, au concert Urban Legends. L'artiste dont l'étoile ne cesse de briller a également partagé la scène avec les plus grands artistes du Botswana et d'Afrique du Sud, y compris JR, DJ Cleo, Scar et Mosako. Il a également chanté en Malaisie.

    Anecdotes :

    §  ATI étudie actuellement à l’University of Botswana, pour une maîtrise en administration publique.

    §  ATI a arrêté d’aller à l’église quand il s’est rendu compte que sa mère donnait 10% de son salaire à l’église, et que leur pasteur leur rendait visite en sentant bon l’eau de Cologne, tandis qu’eux se couchaient le ventre vide.

    §  Il est contre la légalisation du cannabis car celui-ci a des effets négatifs, et que les gens en fumeraient comme des cigarettes.

    §  Il est récemment devenu membre du parti politique botswanais, Botswana Democratic Party, en tant que politicien actif.

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