1/ Les autorités veulent éviter des guerres avec les indigènes :
Au Cap, les autorités cherchaient à éviter de nouvelles guerres coûteuses contre les indigènes, en traçant des lignes sur une carte afin de marquer les limites des colonies blanches et protéger les sociétés autochtones de l'intrusion perturbatrice des Blancs.
2/ La topographie de l’Afrique du Sud pose problème pour le respect des frontières tracées :
Bien que le Cap ait été temporairement sous la domination britannique de 1795 à 1803, puis de façon permanente après 1806, la politique officielle sur les frontières demeura relativement constante (cf. dessiner une ligne ferme de démarcation entre les Boers et les Xhosa). En Afrique du Sud, ce problème de frontière était beaucoup plus délicat qu’en Amérique du Nord à la même période, par exemple ; non seulement en raison de l'incapacité du gouvernement à engager des ressources nécessaires à l'exécution de sa politique, mais à cause de l’absence de frontières naturelles.
3/ La première Guerre de Frontière:
La migration rapide des Hollandais et la lente dérive des Xhosa les amenèrent, à peu près au même moment, dans les années 1770, dans les pâturages à l'ouest de la Fish River, connus sous le nom de Zuurvel. Des rivalités pour le pâturage et des vols de bétail des deux côtés aboutirent à la Première Guerre de Frontière de 1779 à 1781. Des victoires par les milices blanches sur certains chefs Xhosas poussèrent le gouvernement à inciter les Xhosa à se retirer du Zuurveld et à reconnaître la Fish River comme limite. Mais cette politique échoua et une nouvelle guerre éclata en 1793.
4/ La victoire des Anglais dans la région du Zuurveld :
Les Britanniques héritèrent de ce problème frontalier et furent forcés de combattre une guerre malvenue en 1799, au cours de laquelle les Xhosa hostiles furent rejoints par des Khoikhoi révoltés. Ce ne fut qu'en 1812 que les forces commandées par les Britanniques parvinrent finalement à chasser les Xhosa du Zuurveld pour de bon.
Sources :
“White Supremacy: A Comparative Study of American and South African History”, de George M. Fredrickson.