Après avoir vécu six ans à Paris, sa famille retourne au Nigeria et s'installe à Lagos, lorsqu’Aṣa a deux ans. A douze ans, sa mère l'envoie à Corona, l'une des meilleures écoles au Nigeria.
Au fil des ans, son père s’était constitué une belle collection de vinyles de standards de la soul et de la musique nigériane, dont Marvin Gaye, Fela Kuti, Bob Marley, Aretha Franklin, Sunny Adé, Ebenezer Obey et Lagbaja, dont elle continue de s’inspirer. Parallèlement, Asa découvre Erykah Badu, D'Angelo, Raphael Saadiq, Lauryn Hill, Femi Kuti et Angélique Kidjo, dans les traces desquelles elle rêve de marcher.
À 18 ans, son université est en grève, et les chorales la snobent, ce qui a le don de la frustrer.
§ «J'étais un garçon manqué et quand j'étais adolescente, je suis devenu très timide parce que les gens se moquaient de moi. A ma façon, j'attirais déjà l'attention! J'ai pris l'habitude de ne jamais rien faire comme tout le monde. Les gens ne comprenaient pas ma voix grave profonde, les chorales ne voulaient rien avoir à faire avec moi. J'ai dû aller à l'église d'abord si je voulais avoir une chance d'approcher le micro »
Elle s’enferme alors dans sa chambre pour chanter. Elle parvient tout de même à faire entendre sa voix à quelques concours de chant à la radio. Par la suite, elle s’inscrit en secret à la Peter King's School of Music et apprend à jouer de la guitare en 6 mois. Elle chante des chansons en Yoruba différemment, ce qui attire des auditeurs Yoruba à sa musique.
Sa carrière
En 2004, Asa rencontre son manager et ami, Janet, qui la présente à Cobhams Emmanuel Asuquo, qui à son tour, devient son partenaire musical et son producteur. Il permet à Asa de trouver ses repères : des chansons en anglais et en yoruba, et une musique se situant quelque part entre la pop et la soul, inspiré par son héritage musical - avec une attention particulière portée aux mélodies - et reflétant le sentiment qu'elle y met . Ses textes parlent de son pays, les choses de la vie, les choses de sa vie, le tout livré avec une naïveté feinte et une ironie réelle.
La même année, après avoir envoyé une maquette à l'Association française d'action artistique (AFAA), elle participe au projet « Assata » et revient en France pour donner des concerts. Pendant ce temps, au Nigéria, son premier single, Eyé Adaba, puis Jailer, commencent à être joués à la radio.
Fin 2006, elle signe un contrat avec le label français Naïve Records. Son premier album, auquel elle donne son nom, sort l'année suivante. Aṣa y chante en anglais et en langue yoruba, accompagnée entre autres par le flûtiste de jazz Malik Mezzadri. L'album reçoit le Prix Constantin en 2008 et se vend à plus de 300 000 exemplaires.
Son deuxième album intitulé « Beautiful Imperfection » est sorti le 25 Octobre 2010. Son single phare est intitulé "Be My Man".
§ Asa raconte : « Beautiful Imperfection représente fondamentalement la façon dont je vois la vie. Le nom m’est venu lors d'une interview, il y a un an, lorsqu’on m'a demandé de décrire ma vie. J’ai répondu : «Eh bien, elle est vraiment belle, mais en même temps imparfaite! » ... Et ce dont je me suis rendu compte, c’est que j’aime l'imperfection! J'aime les petites surprises que la vie vous donne, car je pense que cela vous rend humble et qui vous fait réfléchir! »