Ses débuts
Elle arrive sous le feux des projecteurs en 2001, lors du concours musical annuel d’UNILAG, 'Girls Nite Out', qu’elle gagne. Le lendemain, elle part chanter à la plage de Lekki, à Lagos, avec les autres participantes. Ce n’est que quelques mois plus tard, quand elle rencontre Eldee, de Trybesmen, qu'elle est vraiment lancée dans la musique.
Sa rencontre avec eLDee :
§ « Certains de mes amis, un groupe de garçons, quand j’étais jeune, étaient vraiment dans la musique, et j'avais l'habitude de traîner avec eux. (…) Un ami m'a (…) donné le numéro d’eLDee The Don et je l'ai appelé.
(eLDee) m'a d'abord demandé de faire un freestyle, mais je ne fais pas de freestyle. Je lui ai dit : « Je ne peux pas faire de freestyle, mais je peux « freewrite ». Il a dit « Qu’est-ce que ça veut dire ? » J'ai répondu : « Donnez-moi un beat et je vais écrire un couplet et un refrain ici », parce que je lui avais donné ma démo mais il ne l'avait pas aimée. J'ai donc écrit mon couplet et mon refrain et je suis partie. Deux jours plus tard, j'ai reçu un contrat d'enregistrement dans mon e-mail. »
La difficulté du métier à ses débuts :
§ « Quand j'étais chez le label Trybes, eLDee payait des vendeurs à la sauvette pour vendre nos CDs. Cependant, à l’époque, personne ne voulait écouter des chansons faites par des nigérians, et encore moins payer pour cela. »
A propos de son clip « Oya » :
§ « Quand nous avons tourné le clip "Oya", ça a eu un succès fou ! Les gens n'avaient jamais rien vu de tel. Nous parlions anglais, yoruba et Pidgin mélangés ensemble, c'était très ‘fresh’. »
Les premiers grands évènements auxquels assiste Sasha sont MTN Yhello Live et Yhellofest, à Enugu. L’année 2003 est sans aucun doute une très belle année pour elle, surtout avec la sortie de son single « Emi le Gan », en Octobre, et qui est diffusé sur la chaîne Ben TV, à Londres. L’année suivante, au Ghana, elle est récompensée aux Kora Awards dans la catégorie « Meilleur Espoir Féminin en Afrique ».
Sa passion pour la mode
Sasha est aussi une créatrice de mode ; une passion qu’elle tient de sa mère, qui possédait une ligne de mode, appelée « Poise Fashion ». A l’université, elle commence à concevoir des habits pour des amis, avant de créer sa propre ligne «Eclectic». Sa clientèle se compose alors d’étudiantes de diverses universités. Aujourd’hui, et depuis décembre 2011, Eclectic est une ligne de vêtements de prêt-à-porter.
En 2012, Sasha a sorti deux parfums, associés à sa marque, et compte, dans un future proche, lancer un site de vente en ligne, pour des ventes nationales et internationales.
Sa musique
Sasha parle dans ses chansons d'amour, de prostitution, du sida, et d’un grand nombre d’autres sujets importants. Elle imprègne également certaines de ses chansons de Yoruba et d’anglais pidgin, ce qui leur donne une touche nigériane unique.
Le premier album de Sasha est « Finally Here ».
Ses influences :
§ « Lorsque les Destiny’s Child ont commencé, j'étais à l'école secondaire et j'étais si excitée. Tout le monde me demandait : «Je pensais que tu disais que tu rappais ». Les gens s’attendent à ce que vous écoutiez un type particulier de musique, mais malheureusement, je ne suis pas comme ça. (…) J'aime le R & B. Si je pouvais chanter, je chanterais du Céline Dion, du Whitney Houston, ou du Brandy. Mais pour la musique rap, le premier vrai rappeur que j’ai écouté était Tupac, et je suis totalement tombée en amoureuse. »
Elle cite comme autres influences : TLC, MC Hammer, Kris Kross, les Fugees, Plantashun Boiz, Trybesmen, Tina, Blacky, Ese Agese…
A propos de l’évolution du rap au Nigéria :
§ « Pour être honnête, je pense qu'il y avait beaucoup plus de créativité à l’époque. Tout le monde était passionné par la musique. (…) Les chansons ne sont pas aussi structurées qu’elles l'étaient avant. Personne ne cherche plus à prouver quoi que ce soit, parce que la musique nigériane s’est en quelque sorte imposée, est établie. La différence est que la musique est plus relaxante maintenant ; les gens font de la musique heureuse. »
Sources :